SAVEURS ORIENTALES : Salade de tomates et yogourt (TURQUIE)

Depuis plus de 30 ans que je pratique la danse orientale (baladi), j’ai eu à côtoyer des Égyptiens, des Libanais et surtout, des Turcs, je mange énormément de leurs plats fabuleux et savoureux.  L’idée m’est donc venue de vous présenter des recettes qui, chez moi, font partie de ma vie courante car trop bonnes pour s’en passer…

Cette semaine, je vous présente une petite recette toute simple mais combien délicieuse: la salade de tomates au yogourt.

INGRÉDIENTS :

  • 8 petites tomates mûres coupées en quatre;
  • 4 cuil. à soupe de yogourt épais;
  • 3 cuil. à soupe d’huile d’olive;
  • 1 cuil. à soupe de vinaigre de vin blanc;
  • sel et poivre;
  • sumac

PRÉPARATION: 

Placez les tomates dans un bol.

Ajoutez le yogourt, l’huile d’olive, le vinaigre, le sel et le poivre.

Mélangez bien et saupoudrez de sumac avant de servir.

 

BON APPÉTIT !  Aïcha 🙂

VOYAGE EN TURQUIE : Les derviches du monastère

Suite de mon premier article sur le voyage en Turquie, alors que les travaux d’aménagement de la nouvelle Académie de Danse Orientale de Québec allaient bon train, en août 2004.

UNE EXPÉRIENCE PARMI LE PEUPLE TURC

Pendant ce séjour, nous avons eu la chance d’être admis dans un monastère, non touristique, afin d’assister à une cérémonie musulmane hebdomadaire où des derviches tourneurs ainsi que des derviches hurleurs pratiquaient leur religion.  Il y a tant à dire sur ce cérémonial que cela pourrait faire l’objet d’un autre article.  Ce fut l’un des moments intenses de notre voyage.

MISE AVEC LES FEMMES

Dès notre arrivée, on me demande de me voiler et de me déchausser.  Je cache donc mes cheveux, de la façon dont une gentille musulmane de Québec m’a enseignée, sous un foulard que j’ai acheté avant de partir.  On me souffle, à l’oreille mais en anglais, de me glisser jusqu’aux femmes voilées, assises en retrait dans un coin de la salle centrale du monastère.

LE DÉROULEMENT DE LA RENCONTRE

Les derviches hurleurs sont également assis en tailleur, sur des tapis, dans une petite pièce, au fond de la mosquée, en compagnie de musiciens et d’un chanteur.  Ils psalmodient en décrivant un arc de cercle avec leur corps.

Au moment précis où le chant prend une tournure de plus en plus envoûtante, des hommes coiffés d’un haut chapeau cylindrique de feutre beige et vêtus de longues robes longues circulaires noires, se présentent à l’entrée de la salle centrale dépourvue de tapis.

LE CHEF SPIRITUEL LES GUIDE TOUT EN LES SURVEILLANT

Le premier, le chef spirituel des derviches salue avec déférence et entre d’une démarche lente.  Il se dirige au fond de la grande pièce et se tourne vers les autres derviches tourneurs, restés sur le pas de la porte.

En ligne, ils s’avancent à leur tour en saluant avant de pénétrer dans la salle.  Sur un signe des yeux de leur maître, ils se mettent à tourner les uns après les autres en formant un grand cercle.  Leur air extatique nous captive et je sens de longs frissons me parcourir.

Leur supérieur les surveille du regard et dès qu’il observe un signe de fatigue chez l’un d’eux, il frappe le sol du pied.  Les derviches tourneurs cessent alors de tourner après un dernier salut et s’alignent de part et d’autre de leur guide.

ENVOÛTÉE…

Les derviches hurleurs psalmodient de plus belle et après quelques minutes de repos, les derviches tourneurs reprennent leur ronde béate.  Ils répètent cette séquence quatre à cinq fois et, sur un dernier salut au chef, quittent la salle suivis de leur maître.

Je comprends que tout est terminé lorsque je vois les fidèles se lever et quitter un à un la mosquée.  Je viens de passer quelques heures ensorcelantes, qui m’ont paru à peine quelques minutes.  Je suis consciente de l’immense chance que je possède… à suivre

Merci la Vie !!! Aïcha 🙂

 

Accueil oriental

TRANCHE DE VIE…

Quand nous déambulions dans le Grand Bazar à Istanbul, nous étions souvent invités chez les marchands.

Presqu’avec un claquement de mains, apparaissait alors la fameuse théière orientale et le fameux du thé à la pomme…  Quel délice!

Les marchands faisaient vraiment tout pour nous mettre à l’aise… Normal! Me direz-vous.  Ils ont quelque chose à vendre!

Oui, bien sûr, mais ils ont une façon de s’intéresser à nous qui fait qu’on se sent rapidement important.  Combien de fois nous est-il arrivé de refuser leur marchandise ?  Jamais, ils n’ont changé de comportement envers nous.

Il y a une telle chaleur dans leur accueil, leur sourire, leur cordialité et leurs gestes respectueux.

Il y a quelque chose à retenir de cette hospitalité fabuleuse.

L’ACCUEIL À L’ACADÉMIE DE DANSE ORIENTALE DE QUÉBEC

C’est pourquoi, lorsque les élèves arrivent à l’Académie, ce temple de la danse du ventre, ils ont le choix entre le fameux thé à la pomme, du vin blanc ou rouge ainsi que toutes sortes de petites gâteries.

Il est vraiment primordial pour moi que ces dames se sentent totalement acceptées et respectées avant même de débuter les cours de baladi.

Et, ce qui est franchement merveilleux, c’est que nous devenons, avec le temps, un club social où beaucoup d’amitiés ont débuté et, pour les plus anciennes élèves, une belle et grande famille.

Bonne journée!  Aïcha 🙂

HISTOIRE DU BALADI – Souhair Zaki

En 1953, une petite fille de 9 ans suit sa famille qui déménage à Alexandrie, en Égypte.

 

Née en 1944, la fillette est rapidement tombée amoureuse de la musique et des danseuses Tahia Carioca et Samia Gamal, qu’elle idolâtre.

Elle pratique sans relâche et crée ses propres chorégraphies.

 

À 11 ans, elle débute comme danseuse professionnelle en dansant dans les mariages et les anniversaires de la famille et des amis.

Elle ose et elle est la première danseuse à utiliser la musique d’Oum Khoulthoum, la plus grande chanteuse égyptienne de tous les temps.

C’est un risque à prendre mais la chance est avec elle.

Oum Khoulthoum la voit danser et dit d’elle qu’elle interprète sa musique de façon magistrale. Le 3e président d’Égypte dit aussi qu’elle chante avec son corps.

Tout comme l’une de ses idoles, Tahia Carioca, SOUHAIR ZAKI excelle à danser dans de tous petits espaces.

Elle se retire de la danse dans les années 90 mais donne des ateliers depuis 2000.

 

Passez une excellente journée!  Aïcha 🙂