En mémoire de…

Il y a 2 jours, nous étions le 11 novembre : jour du Souvenir…

Je m’arrête et je vois défiler toutes ces élèves, en danse orientale, que j’ai connues, aimées et appréciées.

À Dina, ma belle amie portugaise, venant me « livrer » des salades et toutes sortes de bons légumes de son jardin.  Elle arrivait, les bras chargés et nous restions là à discuter sans fin sur tout et sur rien.

Belle Dina, je t’ai vue combattre la leucémie en gardant toujours espoir d’en sortir…  Malgré de grosses douleurs, tu assistais aux cours et dansais selon tes capacités…  Je glorifie ton courage.  Tu me manques…

À Diane, partie trop tôt et laissant des enfants et petits-enfants  derrière elle.  Elle assistait au cours avec sa fille.  Je lui avais confié mes ongles qu’elle faisait régulièrement.  Un cancer du sein l’a emportée avec la force et la vitesse d’un ouragan, en même pas un an… Je salue ta gentillesse, ta douceur et ta délicatesse.  Tu me manques…

À Johanne qui suivait mes cours avec attention mais bonne humeur.  Son rire surgissait soudain durant  la séance, l’animait  et se propageait rapidement parmi les élèves.  Décédée d’un cancer des poumons et laissant orphelin un enfant de 5 ans.  J’honore ta combativité.  Tu me manques…

À ma belle Audrey-Anne, partie si tragiquement, dans un accident horrible, laissant une mère et une jeune sœur éplorées et changées à jamais…  Envolée, tel un papillon… J’apprécie ta beauté, ta gentillesse et ton appétit de vivre.  Tu me manques…

À ma chère Ginette dont le rire résonne encore entre les murs de l’Académie, je salue ta bonne humeur et ton sourire.  À son amie, Mariette, douce, gentille mais réservée, je glorifie l’attention dont elle gratifiait mes cours.  Vous me manquez toutes les deux…

À Marie-France dont le sourire, le raffinement et la grâce gardent une trace indélébile dans mes souvenirs… Tu me manques…

À vous toutes, élèves de baladi, sachez que cela a été un grand honneur de vous connaître, de vous enseigner et de partager de multiples instants avec vous.  Vous avez ensoleillé ma vie et je pense à vous, très souvent.

Je ne vous oublie pas…

Aïcha XXX

LA BONNE ET LA MAUVAISE DANSEUSE

LE POUVOIR DE LA DANSE

En faisant des recherches sur la danse orientale, je suis tombée sur une expérience qui avait été menée chez des danseurs.  Les résultats s’avèrent plus qu’intéressants, c’est pourquoi je vous en fais part aujourd’hui.

Une équipe de chercheurs passionnés de l’Université de Northumbria, en Angleterre, a  lancé une étude sur le pouvoir de la danse.

Les danses de 39 danseurs ont été  préalablement modélisées grâce à une technologie 3D de capture des mouvements du corps.

57 hommes et 143 femmes avaient pour mandat d’analyser ces numéros.

Les chercheurs ont remarqué que les observatrices notaient comme primordial,  l’inclinaison de la tête et du torse chez le danseur mâle.

Toujours selon les résultats, les observateurs des danseuses réagissaient au balancement des hanches tout en déplaçant d’une certaine façon, les jambes et les bras.

BASSIN ÉGALE FERTILITÉ

De plus, les chercheurs constatèrent que le degré de balancement des hanches, le mouvement isolé des cuisses, tout comme celui des bras, contribuaient à la perception d’une danse de meilleure qualité.

Le bassin, qui évoque inconsciemment la fertilité, a eu sans surprise, le plus grand rôle.

Cependant, les hommes spectateurs réagissaient davantage aux mouvements des bras que sur ceux des jambes, au contraire des femmes spectatrices.

Le professeur en psychologie Nick Neave déclara à ce propos : « On soupçonne que la danse permet aux femmes non seulement de se montrer à leurs partenaires éventuels mais aussi à leurs rivales potentielles, si bien que les deux sexes utilisent des repères différents pour juger d’une femme lorsqu’elle danse ».

Il est à noter enfin que les danseuses qui en « font trop » n’ont pas eu la cote.  Les spectateurs, hommes et femmes, préfèrent la modération.

Le résultat est démontré sur la vidéo suivante qui démontre les mouvements, jugés mauvais de la première danseuse, suivis de ceux de la danseuse classée excellente. https://youtu.be/kq2lZNpwV64

Imaginez maintenant le pouvoir que vous obtenez en maîtrisant la danse orientale, le baladi.  Beaucoup de mes élèves m’ont relaté qu’elles ne dansaient plus de la même façon dans les bars, depuis qu’elles prenaient des cours de danse du ventre.

Leur danse était plus sensuelle et plus féminine.  Et, immanquablement, attirait le regard des hommes.

Passez une très belle journée! Aïcha 🙂

L’ENTRAIDE À L’ACADÉMIE

L’UNE DE NOS VALEURS

L’entraide, fait partie des valeurs véhiculées à l’Académie de Danse Orientale de Québec.

Jamais une élève n’est forcée de danser en public si elle ne se sent pas prête mais avec l’aide active que l’on retrouve à l’Académie, il advient souvent que cette nouvelle apprentie, réticente au début, adhère totalement à l’idée, après avoir vécu une expérience d’entraide aussi intense.

UN PROBLÈME SE POINTE

Dès qu’un problème est connu, on voit la ruche s’animer.

D’une façon toute naturelle, des élèves n’hésitent pas à se rencontrer, chez l’une comme chez l’autre, afin de pratiquer leur chorégraphie.

Elles s’échangent des trucs pour mieux performer en danse du ventre, pour mieux gérer leur stress, lors de la présentation d’un numéro, par exemple.

L’une se propose pour des pratiques de baladi, l’autre pour le maquillage, une autre encore s’occupera de couture, de prêter une ceinture, etc…

L’AMITIÉ AU RENDEZ-VOUS

Il y a mille et un exemples se terminant souvent par une belle amitié car se retrouver avec quelqu’un pour partager une émotion apporte un soutien qui peut aider à surmonter la solitude, le chagrin, et à trouver des solutions.

Ce pas que vous haïssez !

VOUS HAÏSSEZ CE PAS ? PRATIQUEZ-LE!!!

Quoi de plus vrai ?

Combien de fois ai-je vu des élèves de l’Académie de Danse Orientale de Québec, au bord du découragement, prêtes à tout lâcher, ressortir de la salle avec l’âme en liesse parce que je les avais prises près de moi et que j’avais entamé le « maudit » mouvement, qu’elles détestaient TELLEMENT, d’une façon lente mais précise?

Pas à pas, geste après geste, je les avais forcées à répéter le mouvement et à le répéter encore.

AUGMENTER LA CADENCE…

Puis, quand je sentais qu’elles évoluaient de mieux en mieux, j’augmentais tranquillement la cadence jusqu’à ce que leur cerveau apprivoise le pas et le fasse sien.

Retenez ce qui suit : « Vous haïssez un mouvement ?  PRATIQUEZ-LE! »

En danse du ventre, lorsque l’on n’aime pas un pas c’est parce que l’on ne le contrôle pas.

Répétez-le sans arrêt, vous apprendrez à le maîtriser.  Vous adorerez le baladi et sa multitude de mouvements magnifiques.

Passez une super de belle journée!  Aïcha 🙂